Laurent Bado : Vive la peine de mort !

Publié le par Parti de la Renaissance Nationale

Dans les lignes qui suivent, le fondateur du Parti de la renaissance nationale (PAREN) s’attaque à un sujet hautement sensible : la peine de mort. Sans sourciller l’auteur de l’article comme Archimède qui sort de sa salle de bain, "vive la peine de mort !"

 

Il n’a jamais manqué d’hommes au langage pervers, diseurs de nouveautés et séducteurs, sujets de l’erreur et entraînant à l’erreur ; mais il faut bien le reconnaître, le nombre s’est accru étrangement, en ces temps incertains, des ennemis de la loi naturelle :

je veux parler de ces intellectuels inintelligents, chantres de la nouveauté et du changement à tout prix, absolument courts de philosophie sérieuse, et qui se posent, au mépris de toute modestie, en champions de la suppression de la peine de mort dans toutes les sociétés humaines. Ceux-là sont enflés d’une science orgueilleuse, des aveugles candidats à conduire d’autres aveugles !

Si la raison est une institutrice sûre et bienfaisante dont les titres ne sont pas à discuter, il faut admettre que le combat pour la suppression de la peine de mort dans toute société humaine est un chef-d’œuvre de la raison spéculative, une trouvaille de la déraison pratique, fausse en théorie, tyrannique en effets. N’est-ce pas un crime réprouvé par toute espèce de droit qu’un individu commette, de dessein prémédité, la mort d’autrui ? Et quel homme sensé osera jamais dire qu’il n’est pas permis de sanctionner un fils de perdition heureux de vivre dans le sang d’autrui comme le porc dans la vase ?

Pour moi, il n’y a pas de débats. A moins que ce soit avec des ventriloques : la thèse de la suppression de la peine de mon est une erreur capitale qui fausse les idées, corrompt les jugements. adultère les consciences tout en s’avançant, inconsciente et audacieuse, pour éteindre la lumière de la raison naturelle elle-même !

Quiconque se bat pour la suppression de la peine de mort partout dans le monde (sans doute pour rêver d’un prix Nobel), non seulement manque de modestie par sa volonté d’uniformisation des cultures contre la lettre et l’esprit de la Proclamation de la communauté internationale de 1982 à Mexico, laquelle reconnaît que chaque peuple a son système de valeurs, ses droits fondamentaux de l’être humain. ses traditions et croyances, mais encore prouve qu’il est un niveleur par système, donc nourri d’abstractions et aveuglé par des formules creuses :

c’est le plus faux des esprits chimériques et réciproquement ! Et venons-en aux faits qui parlent d’eux- mêmes : les Occidentaux, toujours donneurs de leçons, se repentent-ils d’avoir pendu les chefs nazis après leur victoire ?

Pourquoi ces mêmes Occidentaux se sont tus sur l’assassinat du dictateur ? Que pensent-ils des dirigeants cambodgiens de triste renommée, des bandits assoiffés de sang comme Mesrine, Buffet et Bontemps, etc. ? Je signale qu’en 1973, Buffet a demandé à Pompidou de ne pas lui accorder la grâce après son énième meurtre au motif que s’il ressort de prison, il tuera parce qu’il aime le sang humain !

Pis ! la thèse de la suppression de la peine de mort renferme une contradiction stérile : une loi ne peut pas supprimer la peine de mort quand une autre loi antérieure autorise de tuer pour se défendre (légitime défense), de tuer quiconque entre dans un domicile par effraction entre 22h et 5h du matin !

On m’aura compris : Je suis pour le maintien de la peine de mort. Il n’y a rien de plus ridicule que de dire qu’elle n’a pas d’effet dissuasif puisque sa suppression n’en a pas non plus ! Si le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme (article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789), tout individu qui attente à la vie d’autrui (premier des droits !) a entendu renoncer à la sienne !

C’est aussi simple que ça. Le principe de la peine de mort se justifie donc ontologiquement, philosophiquement, moralement et religieusement. On ne laissera pas les malades des nouveautés à tout prix nous distraire sur ce point et, s’ils sont honnêtes, qu’ils demandent aux peuples de se prononcer au lieu de passer par les élus qui ne peuvent pas s’identifier au peuple.

Maintenir la peine de mort ne signifie pas exécuter tout tueur. Est-ce qu’on condamne à mort l’automobiliste qui a écrasé un piéton parce qu’il était en excès de vitesse ou ivre à mort au volant ? Non. Est-ce qu’on exécute un voleur par nécessité qui a tué le propriétaire par instinct de survie ? Non.

Doit-on s’abstenir de supprimer un déchet humain né pour tuer et se vantant d’être un tueur ? Non. Si le relatif est inintelligible et impossible sans l’absolu, le contingent sans le nécessaire, le changement sans l’immuable, la multiplicité sans l’unité, alors qu’on se le dise, la suppression de la peine de mort sans le maintien du principe de la peine de mort est aussi inintelligible et impossible.

Ma conclusion est qu’après 50 ans de néo-colonialisme, de paternalisme infantile, de pseudo aide à l’Afrique, les Occidentaux doivent nous laisser enfin tranquilles, en paix. Ils n’ont rien à nous apprendre dans la vision de la vie en communauté humaine. Malraux d’ailleurs a pu dire un jour : « Je vois les Européens, je les écoute ; je crois qu’ils ne comprennent pas ce qu’est la vie ».

La preuve est que leur civilisation du « je » et non du « nous », leur économie de « profit » et non de « besoin », leur liberté individuelle et non la solidarité, sont en train de démontrer que leur rond culturel est peu profond. La preuve est qu’ils nous ont obligés à privatiser, donc à brader nos entreprises publiques, et qu’ils se mettent à étatiser chez eux devant la ruine de leur modèle de développement que j’ai prévue depuis 1987 !

La preuve est qu’en Afrique traditionnelle, on ignorait la prison qui est la forme la plus babylonienne et cyclopéenne de l’anéantissement de l’être humain. Oui. Chez nous, les valeurs étaient ancrées dans la tête de chaque membre du groupe social et chacun savait que le non-respect de ces valeurs apportait un grave trouble à l’homogénéité sociale.

C’est pourquoi, si quelqu’un violait une règle coutumière importante, il s’expatriait lui-même pour se faire oublier un temps donné ; s’il refusait de partir, alors il était banni du groupe et tant pis pour ce qui lui arrivera ! Qui dit mieux !

Je suis fier de la pensée africaine

 

Député Laurent Bado

L’Observateur Paalga

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