1er meeting de Laurent Bado : "Si vous ne me votez pas, l’enfer sera sous vos pieds"

Publié le par Parti de la Renaissance Nationale

Le candidat du Parti de la Renaissance nationale (PAREN), Laurent Bado, a rencontré les populations du Nahouri le samedi 22 octobre 2005 à la place Namoro de Pô. « 5 ans pour éradiquer la pauvreté, 10 ans pour faire du Burkina Faso un pays émergent », a dit le présidentiable aux Nahouriens, tout en prévenant que l’enfer s’ouvrira aux Burkinabè d’ici 7 à 10 ans si ces derniers refusaient de suivre sa voie, celle des idées et non du ventre...

Parti de son domicile au quartier Pissy à Ouagadougou vers 11 heures, le candidat du PAREN, en compagnie d’un garde du corps, s’est rendu à Pô pour le meeting de lancement officiel de sa campagne. A hauteur de la SONABHY, Laurent Bado, découvrant une affiche de Blaise Compaoré, président sortant et candidat, marmonna : « Blaise a placardé ses affiches partout !

Quelqu’un qui dit que le pays est à la croisée des chemins, qu’il ne sait plus où il va, ne devrait plus se présenter ». Des mots qui ont fait rire plus d’un, laissant apparaître l’humour du candidat à qui nous avons été affecté par notre Rédaction. Pendant ce temps, le directeur national de campagne de Bado, Omar Guigemdé, courait après des gadgets ou des spécimens du côté de la Commission nationale électorale indépendante (CENI).

L’arrivée du candidat du PAREN à Pô se fit autour de 13 heures et lorsque les gadgets sont enfin arrivés de Ouaga, on se mit à coller quelques affiches de Laurent Bado sur des véhicules, dont une Baby 2CV (vieille de 27 ans) surmontée de haut-parleurs, qui devaient faire le tour de la ville pour convier les populations au lieu du meeting. Des foulards à l’effigie du candidat furent également distribués aux militants.

Place Namoro, 15h25 : arrivée du candidat sous les ovations d’une foule en liesse scandant : « Laurent président, Laurent président... ». Le meeting pouvait maintenant démarrer, avec des animations de troupes de danses traditionnelles et le discours du directeur de campagne provincial du Nahouri, Prosper Gnebga. Ce dernier lâchera tout simplement, à l’endroit de Laurent Bado : « Même si le chemin sera rocailleux et plein d’embûches ,nous vous connaissons courageux. Nous vous voulons président au soir du 13 novembre 2005 ».

A l’issue d’un tonnerre d’applaudissements, le candidat, du haut d’une tribune dressée pour l’occasion, commença par faire le diagnostic d’un pays dont les Blancs (colons), fit-il remarquer, lui avaient prédit un bel avenir compte tenu de ses hommes réputés être des travailleurs courageux. Mais pour le candidat du PAREN, se fondant sur les rapports du PNUD, depuis 1994, au Burkina Faso, les mendiants et les pauvres sont devenus plus nombreux que pendant les années après l’indépendance. Et cette situation, Laurent Bado en impute la responsabilité aux Burkinabè qui attendent, selon lui, les années électorales pour manger ou pour s’habiller.

5 ans pour chasser la pauvreté et 10 ans pour que le pays émerge « J’ai honte de mon peuple. Vous ne devez plus écouter ceux qui viennent pour vous amuser, pour amuser votre ventre, mais ceux-là qui vous proposent des idées, la voie pour ne plus mendier demain. Les autres vont dire de voter pour eux, mais moi je m’en fous, je m’en « gna... ». Ne votez pas pour moi, mais je ferai mon devoir d’intellectuel, car, même si j’étais milliardaire, je ne vous donnerais pas une calebasse de dolo. Je veux vous montrer la voie, le chemin à suivre, car j’ai un programme inattaquable et même reconnu, soutenu par 5 grands intellectuels de l’Occident comme étant un chemin original pour développer le Burkina Faso ».

Et comme un berger, le candidat, souvent au pas marqué, gesticulant tout le temps et allumant (à 16h19) sa cigarette, de prévenir ses compatriotes : « Je suis venu vous dire la vérité, car si vous refusez de suivre mon chemin, dans les 7 à 10 ans, c’est l’enfer qui va s’ouvrir sous nos pieds. J’ai besoin de 5 ans pour éradiquer la pauvreté et de 10 ans pour faire du Burkina Faso un pays émergent ».

Avant de prendre congé de la foule, Laurent Bado indiquera que s’il parvient au pouvoir, le pays retournera à ses valeurs culturelles et morales. La justice sera réformée ; une équipe sanitaire mobile de prévention visitera deux fois par an toutes les familles burkinabè ; un impôt de solidarité sera institué pour prendre en charge les personnes âgées abandonnées ou chassées, et les fous ; des barrages seront construits dans tous les villages pour booster l’agriculture afin de chasser la faim et la famine. Le découpage territorial connaîtra des modifications conformément aux spécificités de chaque ethnie ou nationalité.

Ainsi, le pays, qui compte 63 nationalités, aura 63 provinces. Le candidat entend également supprimer des institutions telles que le Conseil économique et social (CES), synonyme de gaspillage financier. Hier, le présidentiable était du côté de Fada et de Koupéla.

Cyr Payim Ouédraogo
Observateur Paalga

Publié dans Spécial campagnes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article