Laurent Bado à Koudougou : “Si j’avais voulu, j’étais le patron du CDP”

Publié le par Parti de la Renaissance Nationale

Koudougou, « la rebelle », soumise à Laurent Bado, le candidat du PAREN en ce jeudi 10 novembre 2005, c’est ce que d’aucuns ont dit. La place du théâtre populaire de ladite ville a refusé du monde en majorité jeune. Ambiance d’un meeting fou. Et pour la première fois, Laurent Bado a reconnu « avoir eu peur de la foule ».

Un adulte rencontré dans les rues de Koudougou à 15h 10 mn laissait entendre : « Depuis le début de la campagne électorale, je ne suis jamais allé à un meeting, mais à aucun prétexte, je ne raterai le meeting de Laurent Bado ». Et il était là.

Il est 15h 40. On installe la sonorisation. Les uns, les plus petits grimpent sur des arbres. Les autres, prennent place sur le mur. Le gros de la foule s’amasse sur le lieu du meeting. Des élèves sont reconnaissables à leur tenue et par des cartables qu’ils tiennent à la main. 16h 10. Laurent Bado est là. Le service d’ordre a du mal à contenir la foule. Le directeur provincial de la campagne, ne sera pas long. « Koudougou est malade de ses fils. Mais, savoir faire le bon choix le 13 novembre 2005 permettra à la ville de retrouver son lustre d’antan », énonce-t-il succintementt. Laurent Bado ne dira pas le contraire : « Maurice Yaméogo a fait lever le soleil de l’indépendance, moi, je ferai lever le soleil de l’indépendance économique à Koudougou ». Un tonnerre d’applaudissements accueille ces propos.

Le candidat du PAREN dans son langage « direct et cru » lâche : « Si j’avais l’argent des hélicoptères, je n’aurai pas laissé mon peuple crever de faim cette année ». Tandis que les organisateurs avaient du mal à contenir la foule, Laurent Bado, sévère, s’écrie : « je suis à l’aise en politique parce que je suis un homme droit et intelligent.

Le sens de mon combat est que le pouvoir n’est pas une fin en soi, c’est un moyen pour mettre en application la vision qu’on a pour développer le Burkina Faso ». Un handicapé essayait tant bien que mal de maintenir la foule à bonne distance. Mais, en vain. Ainsi répondant à Blaise Compaoré qui a affirmé que le « badoïsme ne passera pas », Laurent Bado réplique : « Blaise plaisantait. Il m’aime tellement qu’il n’ose pas dire cela. Si je l’avais voulu, aujourd’hui, j’étais le patron du CDP ».

Et Laurent Bado poursuit : « Blaise Compaoré m’a proposé par 9 fois de travailler avec lui et j’ai refusé. Il m’a dit que l’ODP/MT n’est rien » . Joignant l’acte à la parole, il enfonce le clou : « Donnez-moi le Burkina Faso et en 5 ans, il n’y a plus de mendiants, en 10 ans je fais du Burkina Faso, un dragon économique ».

Laurent Bado en rappelant aux militants « sa voie originale de développement » a dit posséder par devers lui, la carte minéralogique du Burkina dressée depuis les indépendances. Sans se départir de ses propos et gestes qui font pouffer de rires les militants, il avoue : « La pyramide du développement en Afrique est renversée. Il faut connaître le mal d’un pays pour pouvoir lui trouver un remède. Personne ne peut détruire ma théorie. Parce qu’un programme de développement est un tout agencé, mesurable, quantifiable et réalisable ». Il a rappelé ce programme aux militants dans toute sa rigueur.

Daouda Emile OUEDRAOGO (ouedra1@yahoo.fr)

Publié dans Droit de réponses

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