Présidentielle 2005 : "Laurent Bado, seul candidat de l’OBU"

Publié le par Parti de la Renaissance Nationale

Le dimanche 3 juillet 2005, à partir de 15h 30, au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) de Ouagadougou, Laurent Bado sera officiellement investi candidat de l’Opposition burkinabè unie (OBU). Omar Djiguindé, secrétaire à l’organisation du PAREN, secrétaire général de l’OBU, et président du Comité d’organisation de cette cérémonie dominicale, parle de ses préparatifs et de la crise au sein du parti.

Comment se prépare la cérémonie d’investiture du candidat de l’OBU ?

• Les préparatifs vont bon train. Nous sommes prêts pour l’investiture de l’unique candidat de l’OBU qu’est Laurent Bado. La mobilisation dans la ville de Ouagadougou se poursuivra jusqu’au 3 juillet.

Pour ce qui est des partis membres de l’OBU, nous avons demandé à chaque formation politique de mobiliser le maximum de ses militants pour non seulement y assister, mais aussi témoigner de leur soutien indéfectible à cette action d’investiture. A cet effet, il faut dire que malgré des moyens suffisamment limités, nous avons tout de même pu mettre des bus à la disposition des militants.

Ceux-ci emprunteront cinq grands axes à savoir, de l’ex-poste de police de Boulmiougou jusqu’au CBC ; la route de Pô en passant par Bassawarga ; l’hôtel Ricardo via l’église de Dapoya et la Cité An III, le quatrième axe, qui va de Kilwin en traversant les rails, et le dernier, de Bendogo en passant par le boulevard Charles-de-Gaulle.

C’est un quadrillage de la ville de Ouagadougou lié à une question pratique d’organisation. Il y a, sur tous les cinq axes cités, des points de ralliement pour l’attente des bus.

Des sensibilisations ont été menées et les militants seront ramenés chez eux à la fin de la cérémonie.

Cette cérémonie d’investiture se tient à un moment de crise. Quelle est l’ambiance qui prévaut actuellement au sein du parti ?

• Nous avons toujours le courage d’affronter la réalité. Il y a une crise qui a débuté depuis une réunion statutaire, le 24 mars 2005. Aujourd’hui, nous partons confiants à l’OBU avec notre candidat unique, Laurent Bado, parce que nous sommes convaincus que les réunions qui ont été le lieu de désignation du candidat ont été bel et bien statutaires.

Il n’y a pas de débat pour cela en dehors des mauvaises lectures. En temps opportun, des spécialistes sont là pour départager s’il y a lieu . Il faut dire qu’actuellement les partis membres de l’OBU s’affairent pour que cette cérémonie soit une réussite inégalée.

Trois députés viennent de démissionner du PAREN. Y a-t-il une tentative de les ramener à la "maison" ?

• Leur départ a surpris plus d’un au sein du parti. A notre entendement, il n’y a pas de mobile qui soutienne sérieusement une telle décision formelle. De toute façon, dans toute organisation, il y a des griefs, mais le courage voudrait que, toutes les fois qu’il y a des incompréhensions, en fonction du degré, qu’on accepte aisément de les poser au niveau des instances.

Nous avons tenu nos rencontres, et en aucun moment, nous n’avons senti un découragement au point d’aboutir à une démission en bloc de ces trois députés. Un élu national qui choisit de quitter une formation politique a nécessairement besoin d’une raison suffisamment fondée.

Pourquoi allons-nous les approcher ? Le PAREN n’appartient à personne. Ce sont des idées qui y ont été construites pour le développement du pays, c’est la base d’un projet de société. Si des gens estiment qu’ils ne trouvent plus leur compte dans cette manière de construire la société, que voulez-vous que le PAREN fasse ?

Notre parti a toujours dit, depuis le départ, que des gens vont y adhérer parce qu’ils ont des intérêts que nous ne pouvons pas compromettre. Mais nous savons aussi que d’autres vont arriver. Nous ne voyons pas la nécessité d’aller vers eux. Nous les laissons poursuivre leur chemin et peut-être qu’ils pourraient se raviser et revenir.

Ils soutiennent qu’il y a une crise au sein du PAREN. Si d’aventure ces problèmes sont résolus et que leur philosophie est celle du parti, ils reviendront. Nous ne les empêcherons pas de revenir, mais tout de même, nous n’irons pas vers eux.

Y a-t-il des tractations avec d’autres partis autour de la candidature de Laurent Bado ?

• Non, mais l’OBU est une union qui reste ouverte à tous les partis de l’opposition tout comme ceux du pouvoir, qui pensent mener le même combat que nous. Des rapprochements peuvent avoir lieu si la nécessité politique s’impose avec l’évolution de l’événement électoral.

Des efforts ont déjà été consentis par l’OBU pour que l’opposition aille unie à la présidentielle contre le candidat du CDP. Aujourd’hui, elle fait chemin seule. / Etes-vous en contact avec Emile Paré ?

• Non, aucune relation. Il n’y a pas eu de contact depuis lors. Pour tout vous dire, ma modeste personne est même indésirée puisqu’il ne me répond pas au téléphone. On m’a dit qu’il ne me prendra pas.

Mais comme je ne m’accroche pas aux "on dit", je ne dirai pas qu’il refuse de me rencontrer. Ce sont des questions de personnes que je ne transposerai pas sur l’échiquier politique. Aujourd’hui, ce qui nous préoccupe, c’est l’investiture de notre candidat.

Cette investiture se fera sur fond de grand déballage comme l’a dit Laurent Bado. La promesse sera-t-elle tenue ?

A-t-il remis en cause ce qu’il a dit ? A ma connaissance, il n’a pas dit aux journalistes que le grand déballage n’aura pas lieu.

Peut-on avoir un petit bout de ce linge sale qu’on veut laver en public ?

• Je ne suis que le président du Comité d’organisation. A ce titre, je ne peux dire ce que le candidat va dire. De toute façon, c’est dans quelques jours. Soyons patients.

Adama Damiss Ouédraogo
L’Observateur

Publié dans Spécial campagnes

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