Laurent Bado aux députés démissionnaires: "Vous êtes des prédateurs et des chercheurs de primes"

Publié le par Parti de la Renaissance Nationale

La Maison du retraité Antoine Nanga à Ouagadougou, a été le cadre choisi par le député Laurent Bado, président du Parti pour la renaissance nationale (PAREN), pour une partie d’échanges avec la presse nationale. Ceux-ci ont essentiellement porté sur la démission des députés Déma Raphaël Bado, Wenceslas Sanou et Joséphine Drabo, le 17 juin 2005, pour l’ADF/RDA.

Le professeur Laurent Bado a d’abord évoqué les raisons officielles ayant motivé, selon lui, la démission collective des trois députés. Ceux-ci, a-t-il indiqué, fondent leur départ du PAREN sur la crise répétitive au sein du parti et celle concernant l’OBU ; cette union avec Emile Paré, et qui a trop vite volé en éclat.

Dans son intervention, du reste, le professeur Bado n’a pas manqué de relever que "les trois députés ont été outrés, comme tous les autres membres de l’instance dirigeante dont ils font d’ailleurs partie, par les manoeuvres empruntées par Emile Paré en vue d’imposer sa candidature au comité directeur de l’OBU". Quant aux raisons, jugées officieuses, le Professeur a nié les arguments, selon lesquels, il aurait convoqué le bureau politique, en vue d’exclure les trois députés nommés ; toute chose qui les aurait obligés à prendre les devants en demissionnant, pour ne pas avoir honte.

Il serait également reproché au père du tercérisme de prendre de façon solitaire, des décisions non moins importantes et concernant la vie du parti, entre autres choses. Ensuite, dans son discours préliminaire, Laurent Bado est revenu sur les contributions de chaque député à la vie du PAREN et les dérapages enregistrés avant leur démission. A propos du député Drabo Josephine, il dira : "La démission de cette dame a étonné tout le monde. Je n’ai pas honte de l’avouer : je me suis enfermé dans mon bureau, cette nuit du 17 juin 2005, pour pleurer".

Et pour conclure, "la seule et vraie raison de la démission des trois députés saute aux yeux", car il s’agissait, selon M. Bado, de "deux prédateurs, chercheurs de primes, deux braconniers chassés du domaine giboyeux du CDP, et qui se seraient refugiés dans les terres du PAREN, se sont auto-proclamés propriétaires des récoltes et, aspirants plus haut et plus loin, se sont enfouis en séduisant une dame qu’ils emportent dans leur nouvelle expédition".

Pour Laurent Bado, ceux qui veulent l’alternance se doivent d’en montrer l’exemple. Aussi a-t-il décidé de quitter la présidence de son parti à la fin de cette année 2005. Et d’ajouter que cela ne signifie pas qu’il se retirera totalement de la politique : il sera toujours présent au cas où le besoin se ferait sentir.

Philippe BAMA

Publié dans Droit de réponses

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