VIIe anniversaire du PAREN : d’un parti de masse vers un parti de

Publié le par Parti de la Renaissance Nationale

A l’occasion du VIIe anniversaire du PAREN (parti de la renaissance nationale), le président Omar Djiguimdé nous donne à lire ce message qui retrace les acquis du parti au cours de ces sept dernières années.

 

Aujourd’hui, 19 septembre 2006 est jour anniversaire de notre parti le PAREN. Il me plaît ici, en ce VIIe anniversaire, d’adresser tous mes vœux les meilleurs à toutes les militantes, à tous les militants et aux sympathisants du Parti de la Renaissance Nationale. Mes pensées vont à l’endroit de tous ceux qui nous ont quittés prématurément. Leur tâche, combien noble, entamée avec nous, sera poursuivie jusqu’à la victoire finale.

 

Ce moment nous permet de faire une halte pour un bilan afin d’identifier des solutions idoines à nos contre-performances.

 

L’année écoulée a connu la participation du parti aux élections présidentielle et municipales.

 

A l’élection présidentielle, les efforts consentis par tous, chacun à sa manière et à tous les niveaux (financiers, matériels, humains), ont permis à notre candidat Laurent Bado de présenter au peuple burkinabé un programme de gouvernement cohérent, mesurable et quantifiable. Le résultat vous le savez, troisième sur treize compétiteurs avec 3,61 % de suffrages exprimés, ne constitue nullement un échec pour nous : d’une part, les imperfections constatées, souvent même à dessein, dans le code électoral et dans la gestion du fichier électoral par la CENI jouaient contre nous, et d’autre part l’environnement politique de notre pays ne se prête pas ou du moins pour le moment à un jeu réellement démocratique (achat de conscience).

 

L’impératif était pour nous, et conformément à nos convictions et à nos objectifs, de montrer au peuple burkinabé que le PAREN est un parti capable de proposer des solutions à ses maux et de façon conséquente. Notre développement durable passe nécessairement par l’acceptation de notre être, mais aussi par notre capacité à adapter le modèle occidental à nos réalités et non de s’adapter à ce modèle. Le parti s’est évertué, tout au long de cette campagne présidentielle, à faire percevoir cela. Et nul ne doute aujourd’hui que l’enfer annoncé par le candidat Laurent Bado en son temps commence à s’installer. On a cru à la méchanceté de l’homme pour les uns, à son bavardage pour les autres ; alors qu’il voulait sérieusement prévenir que le mauvais choix nous conduirait inéluctablement à une crise économique irréversible. Jugez-en vous-même : un pouvoir d’achat en baisse continue, aggravé par des inflations de tout genre. Le PAREN a atteint un de ses objectifs en participant à cette campagne présidentielle. Aux élections municipales, tout convaincu que les dés étaient déjà jetés, le PAREN est allé aux compétitions. Nos militants sincères se doivent d’une expérience électorale. Et encore une fois, des plans clairs de développement et de gestion communaux ont pu être proposés au peuple qui a raté le coach. Mais nous sommes certains que les quelques conseillers du parti (le fondateur du parti avait annoncé des résultats nuls !) feront montre d’une efficace participation dans les conseils municipaux. Ils brilleront de par leur capacité à faire des propositions adéquates, quitte à ce qu’on n’en tienne pas compte comme toutes nos propositions de lois à l’Assemblée nationale. Le parti leur adresse ses félicitations pour leur élection et les exhorte à davantage travailler à le faire grandir ; soyez des modèles dans vos actes et vos comportements.

 

Les 1er et 2 juillet 2006 s’est tenu le deuxième congrès ordinaire, avec comme thème « Pour un Parti plus entreprenant ». Au cours de ce congrès, des réformes de fond ont été opérées. Le Parti a évolué d’un parti de masse vers un parti de rassemblement. En lieu et place des habituelles structures sous forme de bureaux dans les localités, il s’agira de « Chef PAREN » qui seront nommés pour conduire les affaires. La lourdeur dans l’exécution des activités, ainsi que l’insuffisance dans le respect de la hiérarchie et de la discipline fiscale, relevées au cours du bilan, a conduit le congrès à opter pour cette forme qui, du reste est celle qu’il faut pour plus de responsabilité. Des chefs de Région et Province sont déjà nommés et le travail se poursuivra jusqu’au niveau local.

 

Fort de la volonté d’instaurer une alternance au sein du parti en vue de l’acceptation d’un tel mécanisme dans la gestion du pouvoir, le père-fondateur Laurent Bado a décidé librement de confier le parti à une nouvelle équipe dirigeante. Il nous appartient (la nouvelle équipe dirigeante et tous les chefs nommés) de relever un double défi ; celui de faire de ce Parti un parti très entreprenant, et aussi celui de démontrer qu’une bonne relève existe au sein du Parti.

 

Pour ce faire, j’exhorte tous mes collaborateurs à plus de détermination que de par le passé. Prenez davantage courage pour aller vers l’électorat. Les élections législatives sont prévues pour mai 2007. Cette échéance doit constituer pour nous une épreuve où nous devons passer haut les mains. Tout militant du PAREN où qu’il soit, doit s’efforcer de mobiliser ; ne vous contentez pas seulement de votre militantisme.

 

C’est par l’action quotidienne de chacun de nous dans la mobilisation que nous réussirons. Nous devons avoir chacun à l’esprit qu’au sortir de ces élections législatives, le PAREN doit pouvoir constituer un groupe parlementaire à la hauteur de ses ambitions politiques, afin de contribuer de manière efficace et efficiente dans les débats démocratiques dans notre beau pays. Et ce travail commence dès à présent. Joyeux anniversaire à toutes et à tous.

 

Le Président,

Omar DJIGUIMDE

 

Sidwaya

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article