Crise à l’OBU et au PAREN : Les révélations de Bado en intégralité (suite)

Publié le par Parti de la Renaissance Nationale

SUITE...

Frères et sœurs, comment puis-je vouloir une chose et son contraire ? Je me suis battu pour l’union de l’opposition, en cherchant un regroupement avec le PDP/PS en 2000 qui a échoué, en initiant la création du groupe parlementaire « justice et démocratie », celle de la COB, celle de l’OBU enfin.

 

Dans sa dernière conférence de presse, Emile m’impute l’éclatement de l’OBU avec des contrevérités et des non-dits. Il a totalement oublié que le PDN et la CNDP ont suivi le cours des évènements. Ayant exposé ce cours des évènements dans la conférence de presse de l’OBU du samedi 21 mai 2005, je me bornerai à rappeler ceci :

 

1) c’est Emile Paré qui m’a dit qu’il ne veut pas rejoindre le PAREN tout seul, mais qu’il a une stratégie pour m’amener du monde et de compter sur sa parole d’honneur ;

 

2) Emile Paré savait que c’était ma personne que le pouvoir, à travers l’OBU, voulait comme l’opposant idéal au CDP et, pour se faire désigner candidat de l’OBU, il a passé par une prétendue concertation des 5 chefs de partis qui ne constituent pas une structure statutaire de notre regroupement, donc sans pouvoir de décision, aux fins de faire entériner leur point de vue par le Comité Directeur National, seul compétent en la matière, et après avoir convaincu et le Président du PSU dont il est le médecin personnel et le Président du PDN à qui il a dit avant la réunion du Comité Directeur National en son hôtel qu’il sera candidat parce que moi je n’aime pas les postes et mon parti n’aime pas le pouvoir selon mes propres déclarations !

 

Il voulait donc se prévaloir de la majorité mécanique des 3/5 des chefs de parti et c’est ce que la CNDP et le PAREN ont refusé en disant qu’il fallait retenir des critères de désignation. Ces critères, Emile Paré les a catégoriquement rejetés !

 

3) Emile Paré trompe l’opinion publique en déclarant qu’en son absence, j’ai fait admettre le PNR/JV à l’OBU en vue de me faire désigner comme candidat. La vérité est qu’en son absence, c’est Sango A. Karim, puis le député Wenceslas S. Sanou qui m’ont informé que le PNR/JV veut adhérer à l’OBU. Je leur ai répondu que je n’y croyais pas parce que j’avais eu une prise de bec avec son Président Koné Christian. Ils m’ont appris que ce dernier a été évincé de la tête du parti et que le nouveau Président est un Lamien que je ne connaissais même pas ! Wenceslas, partant dans son fief de Bobo par la suite, m’a dit que le désir d’adhésion du PNR/JV est réel et qu’il faut tout faire pour l’admettre à l’OBU.

 

J’ai répondu que son adhésion ne dépend que de lui, car il ne peut pas venir demander une relecture de nos textes de base et que, dans tous les cas, il doit remplir les trois conditions prévues par nos statuts. Le mardi 26 avril, Wenceslas me téléphone depuis Bobo vers 10 heures pour m’apprendre que le PNR/JV a adressé une demande d’adhésion à l’OBU. Le soir, le Secrétaire Général de l’OBU me saisit de la démarche.

 

Je lui dis qu’en ma qualité d’intérimaire, je l’instruis de convoquer le Comité directeur National pour y statuer, l’absence d’Emile Paré ne justifiant pas l’interruption du fonctionnement de l’OBU ! Le vendredi 29 avril, le MPS/Parti Fédéral nous informe qu’il décline cette réunion, posant de ce fait un acte d’indiscipline caractérisé. Le lendemain, les portes du siège du MPS/Parti Fédéral, siège provisoire de l’OBU, nous sont fermées au nez et à la barbe ! Nous dûmes aller au Groupe Scolaire du Plateau pour statuer sur la demande d’adhésion. Cette adhésion n’a pas été reconnue par le MATD pour non-respect des procédures.

 

C’est formellement exact, car il n’y a pas eu consultation préalable du Secrétariat Exécutif Permanent de l’OBU avant la décision du Comité Directeur National. Mais par un recours administratif, nous avons demandé au MATD de revenir sur sa décision parce que les juristes du ministère n’ont pas tenu compte des cas prévus par la jurisprudence où la violation d’une formalité substantielle n’invalide pas la décision de l’organe de décision ;

 

4) Emile Paré laisse croire que j’ai arraché ma candidature par des magouilles, des méthodes CDR auxquelles lui il est rompu. Il n’en est rien. Au lendemain de l’échec de la réunion du Comité Directeur National du 24 mars 2005, Emile Paré, après moult interventions, a accepté de me rencontrer tête-à-tête sans témoins, à Yampoutin le 30 mars 2005. Il y a donné trois raisons de sa candidature (différentes de celles avancées à la concertation préalable des chefs de parti, à savoir que son parti est aussi assis que le mien, qu’il est connu du grand public comme moi parce qu’il a été député, qu’étant le Président de l’OBU, la logique politique veut qu’il en soit le candidat !) : je n’aime pas les postes, j’ai déjà eu à dire en public que c’est lui le candidat, il n’a plus rien si après avoir créé l’OBU, conçu le logo, la doctrine et le programme de gouvernement, je me présentais comme candidat ! J’ai réfuté point par point ses raisons.

 

A la fin de la rencontre, je lui ai demandé d’aller réfléchir et de me contacter pour mettre fin à cette mésentente. Nous nous sommes quittés dans la fraternité retrouvée. Mais Emile ne me donnera plus jamais un signe de vie.

 

Le 31 mars 2005 à 7 heures, j’ai appelé son vieil ami et compagnon de la Révolution, devenu militant actif du PAREN pour lui faire cette confidence : « Ton ami me déçoit ; s’il voulait être candidat, pourquoi il ne m’a rien dit quand il est venu nous voir deux jours avant la réunion du Comité Directeur National ? J’aurais pu alors faire une conférence de presse pour dire à mes militants et à l’opinion publique que je soutenais sa candidature (à condition que mon parti accepte), me réservant le poste de Premier Ministre en cas de victoire pour mettre en application le programme de gouvernement qui est ma conception, rôle dévolu au PM dans la constitution. J’ai ajouté à son ami que je soumettais cette idée à son appréciation et qu’il pouvait, en donnant l’impression qu’il trahissait cette confidence, la communiquer à Emile Paré de façon à ce qu’il sache mon intérêt à la cohésion de l’OBU ».

 

Malheureusement, et au dire d’Emile Paré lui-même, l’ami commun est allé lui dire que je l’ai envoyé vers lui avec cette proposition qu’il accepte ! Le soir, j’ai rencontré l’ami commun en présence de deux témoins et je lui ai dit qu’il a trahi ; que si Emile Paré avait même accepté cette proposition, la moindre des choses était de me joindre ou de venir me voir comme naguère !

 

Qu’en se refusant de le faire, il tombe dans un piège : celui d’endosser la responsabilité d’une implosion définitive de l’OBU. C’est devant le silence superbe d’Emile Paré que le Secrétaire Général de l’OBU lui a demandé de convoquer le Comité Directeur National. Se refusant à le faire, une majorité absolue lui a demandé la réunion du Comité Directeur ; se refusant toujours à le faire, le Comité Directeur National s’est réuni de plein droit et m’a désigné comme candidat.

 

Je tiens à rappeler à Emile Paré que si j’avais une ambition présidentielle personnelle, je n’allais pas dire à Hermann, le 15 juillet 2002, que j’allais tout faire auprès de mon parti et de toute l’opposition pour qu’il soit le candidat unique de l’opposition, à condition de refaire son image de marque, d’aller demander pardon aux autres opposants qu’il a trahis par le passé ! C’est ce même Hermann qui m’a pourtant traité de tout à une rencontre récente avec les jeunes des secteurs 17 et 18, au domicile de M. Kaboré Boureima, en compagnie de N’do Mathieu qui a conclu à mon sujet : « Avec un type pareil, comment voulez-vous que le pays avance ? Et tant que des individus de ce genre vont toujours exister, il ne faut pas composer avec ».

 

Eh bien, je souhaite ardemment qu’Emile Paré ou Hermann Yaméogo soient élus présidents au soir du 13 novembre ! Il y a des victoires qui sont des défaites cuisantes et des défaites qui sont des victoires éclatantes ! Moi, je suis venu à la politique par amour et par devoir de conscience ; tant mieux si on me demande de me reposer !

 

Frères et sœurs, je n’aborderai pas aujourd’hui la crise dont parlent les trois anciens députés du PAREN. Je me rends compte qu’il me faut un ouvrage sur chacun d’eux, au regard des crachats, des mouches bleues et autres vomissures étalées dans l’Indépendant n° 616 du 28 juin 2005 par ces trois orpailleurs principaux de classe exceptionnelle en quête d’honorables justificatifs à leur basse et honteuse trahison de tout l’électorat du PAREN.

 

Le parti entend leur réserver une réaction proportionnelle à l’énormité de leur crime politique au moyen d’une conférence de presse on ne peut plus appropriée. C’est pourquoi, il importe d’aborder notre motif d’espoir après avoir explicité celui du doute causé par mon choix.

 

" Un choix accepté avec courage "

 

Frères et sœurs, reconnaissons que le mal de ce siècle provient moins de l’action des méchants que du silence des justes. Notre ex fière Volta de nos aïeux se meurt parce que les brutes, les méchants et les truands sont debout quand les bons, les justes et les honnêtes sont assis. J’ai accepté avec résignation douloureuse mon choix pour exhorter le peuple burkinabé à ne pas abandonner les leviers de son histoire aux mains kleptomanes de politiciens prédateurs dont l’œil de cyclope ne voit que les centimes et les milliards de la Nation.

 

Je l’ai accepté pour ne pas compter parmi ces intellectuels qui ne font rien pour leur peuple et qui vivent au sec en cas d’inondation comme les castors. Je l’ai enfin accepté pour inviter les Burkinabé à revenir au but de notre société dont ils sont en train de s’écarter, à ne pas avoir peur, à avoir plutôt confiance en l’avenir au regard de ce que l’OBU leur propose par ma voix. Et ce que l’OBU leur propose, c’est de se réapproprier sans complexe aucun le modèle négro-africain de vie en société, de suivre une voie originale de développement moderne pour le réaliser et d’accepter les réformes indispensables à la mise en œuvre de ladite voie originale.

 

"Le modèle social africain"

 

La société traditionnelle, avec ses traits spirituels, matériels et affectifs, avec son mode de vie, son système de valeurs, ses droits fondamentaux de la personne humaine, ses croyances et ses traditions, cette société traditionnelle-là était et la société moderne est née.

 

Notre erreur est d’avoir cru, dur comme fer depuis l’indépendance, que notre société traditionnelle devait mourir pour que la société moderne vive. Erreur fatale qui vaut à l’Afrique d’être aujourd’hui le conservatoire de tous les maux de l’humanité.

 

Il est temps que tout Africain comprenne qu’une société n’est forte que par la conscience qu’elle a de son passé qui détermine et conditionne la confiance en son avenir. Les Occidentaux, les Asiatiques, les Arabes savent bien que les peuples rayonnent ou demeurent obscurément stériles selon qu’ils sont dociles ou rebelles à leur culture ; eux, ils ont compris depuis toujours que la culture est pour toute communauté humaine un élément de vie et une source de puissance.

 

Il n’y a que les Africains qui ne mettent pas un frein à leur enthousiasme à copier, à imiter, à singer les autres ; il n’y a qu’eux pour se mépriser eux-mêmes ; il n’y a qu’eux pour oublier qu’une société qui n’a pas ou qui n’a plus un principe de cohésion est appelée à crouler et à s’écrouler. Et l’Afrique s’en va lentement à la dérive parce que justement, les Africains sont en train de perdre le principe de cohésion de leur société traditionnelle et, partant, leur vision de la vie en communauté humaine qui n’a pourtant rien à envier à aucune autre parce que plus conforme à la loi naturelle et à la vocation de l’espèce humaine.

 

Frères et sœurs, je voudrais que le scandale cesse ; que nous cessons de nous laisser complexer par d’autres modèles dont les résultats catastrophiques sont désormais incontestables.

 

En effet, le modèle libéral et le modèle socialiste s’éloignent, de façon impressionnante, de l’âme africaine, de la vision africaine de la vie en société. Dans le modèle libéral, c’est l’individu qui prime sur le groupe puisque c’est la liberté individuelle qui est exaltée. L’individu - roi a donc tous les droits ; il exerce toutes les libertés de façon immodérée, telle la liberté morale qui le fait descendre là où plus aucun animal ne peut tomber avec l’homosexualité, le mariage des pédés et des lesbiennes reconnus et telle la liberté du commerce et de l’industrie qui instaure le matérialisme individualiste, favorise l’exploitation de l’homme par l’homme, détruit l’équilibre de la nature à force de gaspiller les ressources de la planète !

 

Frères et sœurs, il ne faut pas avoir peur des mots car, en ces temps on ne peut plus incertains, les mots justes sont des batailles gagnées et les mots faux sont des batailles perdues, du reste à en croire Ludendorff. Oui ! Je n’ai pas peur des mots et c’est pourquoi je dis, je persiste et signe que le modèle libéral, alias occidental, est inhumain, ses indéniables mérites ne réussissant pas à masquer l’anarchie et l’injustice sociale comme l’avait reconnu dès l’indépendance le Président Ahidjo.

 

Comment parler ici d’une société humaine quand ses composantes ou ses éléments ne sont pas distribués selon un ordre de mérite et de capacité ; quand les richesses ne sont pas contrôlées et bien réparties pour éviter que leur accaparement par une minorité ne fausse, par la puissance qu’elles donnent, l’ordre social souhaité par tous ; quand le vrai, le juste et le bien sont laissés à l’appréciation discrétionnaire de la raison ou de la conscience individuelle souveraine ; quand la société elle-même repose sur tout, sauf sur des règles et des valeurs sacrées !

 

Et Malraux a été honnête quand il a dit : « Je vois les Européens ; je les écoute ; je crois qu’ils ne comprennent pas ce qu’est la vie ». Et le Pr. Dupin a été franc quand il a dit : « Les Occidentaux des années 80 ou 90 étaient en réalité dépourvus de toute culture, du moins si l’on admet qu’une véritable culture présuppose une ferme conception de l’homme et de la société ».

 

Une société fondée sur l’avoir individualiste crée un univers concentrationnaire, atomique et guerrier. Elle évolue dans une atmosphère de champ de bataille parce que plus elle s’enfonce dans le matérialisme, plus il y a division et opposition en son sein. Hier, les hippies, aujourd’hui les alter- mondialistes et les « non » français et néerlandais à une Europe libérale, ont tout pour nous convaincre d’adapter et non d’adopter le modèle libéral.

 

Dans le modèle socialiste, c’est le groupe qui prime sur l’individu puisque c’est la solidarité qui est exaltée. Le groupe - roi a donc tous les droits et l’individu n’a que des devoirs. Qu’a-t-on besoin d’insister sur ce modèle en ruines, qui a institué la forme la plus babylonienne et cyclopéenne de l’esclavage individuel et collectif ? On le voit bien : ces deux modèles sociaux sont contre-nature et mettent en lumière le modèle africain dans toute sa grandeur.

 

Un modèle de parfait équilibre entre l’homme et la nature, entre l’individu et le groupe. En effet, notre bonne vieille société traditionnelle ne reposait ni sur la seule liberté individuelle comme à l’Ouest, ni sur la seule solidarité comme à l’Est. Elle reposait sur les deux : liberté et solidarité. Aussi, quand la société libérale exalte la liberté individuelle et proclame l’individu - roi, quand la société socialiste exalte la solidarité et proclame le groupe - roi, la société africaine exalte la liberté et la solidarité et proclame roi le couple individu / groupe. Entre donc le libéralisme et le socialisme, il y a le grégarisme africain.

 

Ce grégarisme fait prévaloir l’unicité sur la multiplicité, l’immuable sur le changement, l’absolu sur le relatif, le nécessaire sur le contingent. Il dote la société humaine du fameux moteur immobile dont la nécessité a été reconnue par Aristote pour une vie communautaire digne de ce nom. Frères ! Je le dis sans flatterie ni fausse modestie : nos ancêtres avaient le système social le plus logique et le plus performant du monde !

 

Comment voulez-vous que l’homme, après la conclusion du contrat social, puisse revendiquer la totalité de ses libertés de l’état de nature sans fragiliser l’association politique, je veux dire la société elle-même comme le sous-entend l’article 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ? Oui ou non ériger la raison ou la conscience individuelle en juges suprêmes du vrai et du bien, c’est laisser l’homme courir le risque de se faire conduire par ses bas instincts, ses passions inférieures, le risque qu’il chevauche un tigre du Bengale sans plus jamais pouvoir en descendre ?

 

La société traditionnelle avait vraiment de la sagesse à revendre. Pour la paix et la cohésion sociale, son grégarisme prévenait les dérives morales et intellectuelles en faisant des libertés une pyramide dont la base était constituée par les interdits et les tabous, le premier niveau par les droits communs à l’homme, à la femme, à l’enfant et à l’adulte et le deuxième niveau par les droits spécifiques de l’homme, de la femme, de l’enfant et de l’adulte. Pour la paix et la cohésion sociale, il prévenait l’égoïsme économique, l’exploitation de l’homme par l’homme, la naissance des classes en instituant une propriété collective à côté de la propriété privée.

 

Et voilà le sommet de la sagesse de nos ancêtres : la société disait à l’individu, dont les droits devaient être exercés conformément à leurs fins et aux valeurs du groupe, qu’elle avait le droit de sanctionner ses égarements ; et l’individu faisant le mal savait qu’il le faisait, d’où le remords et le rachat. C’est ce qui explique l’absence de prisons dans la société traditionnelle. Ailleurs, la société dit à l’individu qu’il n’y a personne au-dessus de lui, qu’il est son maître absolu, qu’elle n’a pas le droit de sanctionner ses égarements ; et l’individu faisant le mal ignore qu’il le fait et l’on s’étonne, comme dit Léon Daudet, qu’ainsi débridé, il aille à son assouvissement tel un fauve libéré !

 

Frères et sœurs, convenez-en : nous avons un modèle social comme les autres ont le leur. Le renier au profit d’un autre, c’est nous amputer de nos propres capacités créatrices intrinsèques. Feu Jean Paul II nous a conseillés presque en nous suppliant : « Gardez votre inspiration communautaire ; ne vous laissez pas séduire par les sirènes de l’individualisme ; n’imitez pas de modèles étrangers ; restez vous-mêmes ». Nous mêmes ? C’est du spiritualisme autant que possible, du matérialisme pas plus que nécessaire ! Nous mêmes ? C’est de la solidarité autant que possible, de la liberté individuelle pas plus que nécessaire ! Nous-mêmes ? C’est des biens matériels autant que possible, de l’accumulation individuelle pas plus que nécessaire ! C’est à cette fin qu’il nous faut coûte que coûte une voie originale de développement.

 

" Une voie originale de développement"

 

Le Burkina Faso connaît présentement une situation sociale mélancolique. Demain, elle sera dramatique. Et pourtant ! A la veille de notre indépendance, se basant sur la qualité des ressources humaines (peuple travailleur, discipliné, économe) et sur les potentialités agropastorales, les économistes de tous bords idéologiques avaient fixé les années 70 comme date du décollage industriel de notre pays. Ces prévisions n’ont pas tenu. Précisément à partir de 1973, nous avons amorcé une descente savonneuse dans la pauvreté avec la grande sécheresse.

 

En 1994, selon l’enquête officielle de pauvreté, 44.5% des Burkinabé vivaient en dessous du seuil de pauvreté estimé à 41.099 F par personne et par an. En 1996, le revenu du Burkinabé était inférieur à celui de 1980, soit 16 ans auparavant ! Depuis 1997, bon an, mal an, notre pays se retrouve parmi les deux à trois plus pauvres de la planète ! Par exemple, en 2004, il ne dépassait que le Rwanda qui n’a pas fini avec son génocide de 1994 !

 

Sans doute, à analyser les statistiques, tout va de mieux en mieux. Avec elles, les oiseaux parfument et les parfums s’envolent. Sans doute, à entendre les discours officiels, le Burkina Faso est en marche. Avec eux, les Burkinabé n’ont pas de quoi désespérer, même quand 47 % vivent actuellement en dessous du seuil de pauvreté.

 

Frères et sœurs, ne nous complaisons pas dans des illusions sans bornes qui s’éloigneront pour nous tromper toujours. Non ! Notre pays n’est pas en marche, il se couche comme un chien qui ignore ce qui lui manque, erre jour et nuit dans la vaste nature en quête d’os avant d’aller crever dans l’indifférence générale.

 

Ce qui est plutôt vrai, c’est que notre pays descend d’année en année en enfer et il n’y a que ceux qui prennent les phénomènes de décomposition pour des signes de renouveau pour croire qu’il monte d’année en année au ciel : ceux-là oublient que les forêts en décomposition automnale ont les ors les plus flamboyants et les senteurs les plus fortes !

 

Ce qui est plutôt vrai, c’est ce que le Président Blaise Compaoré a déclaré en décembre 2001 : « Le Burkina Faso se trouve à la croisée des chemins en ce début de 3° millénaire ». Vous avez bien compris ? Le capitaine du bateau, en pleine mer furieuse, s’est retourné vers 12 millions de passagers pour leur annoncer qu’il ne sait plus d’où il vient, où il se trouve, où il va ! Et vous n’êtes pas sans savoir que le naufrage est toujours inévitable quand le port n’est pas connu !

 

Frères et sœurs, reconnaissons-le avec franchise, reconnaissons la vérité crue qui est aussi salutaire que les aliments crus : notre pays est en danger social, lui dont le passé n’est pas simple, le présent n’est pas indicatif et qui n’a de futur qu’au conditionnel. C’est ce conditionnel qu’il faut lever. Mais comment ? Par quoi ? La réponse est là : dans sa déclaration de décembre 2001, le Président Compaoré a plaidé pour une voie originale de développement.

 

Eh bien, cette voie originale de développement qu’il cherche sans trouver, nous à l’OBU, nous l’avons trouvée sans chercher. Nous avons, pour cela, entendu la revendication de Ouezzin Coulibaly du 20 mai 1958 : « Nous revendiquons le droit de trouver, par nous-mêmes, les moyens propres d’assurer, dans le calme, l’évolution de notre pays ». Nous avons retenu le cri de cœur et de raison du regretté bon vieux Président Sangoulé Lamizana pour qui « la Haute-Volta souffre moins du manque de ressources naturelles que du manque d’imagination de ses fils ».

 

Nous sommes convaincus avec Georges Balandier que l’Afrique refuse de se plier aux théories occidentales du développement élaborées à partir d’une problématique du changement social propre aux pays du Nord, en sorte que le mal africain, c’est l’Etat mimétique, c’est la reproduction mécanique, dans les sociétés africaines, des modèles étrangers qui ne peuvent prendre en compte les dynamiques internes de ces sociétés.

 

Nous sommes convaincus avec Jean Marc Ela que, loin de refuser le développement, l’Afrique rejette simplement le modèle occidental de développement. Nous sommes convaincus avec Serge Latouche que l’échec du projet de développement en Afrique n’est rien d’autre que l’échec flagrant de l’occidentalisation comme projet politique, économique et social universel.

 

La voie originale de développement de l’OBU n’est pas une invention, un pur produit de l’intellect. non ! L’important d’ailleurs n’est pas d’inventer des idées, mais d’en trouver de vraies et, autant que possible, uniquement vraies, suivant le sage conseil de Charles Maurras. Notre voie est vraie parce qu’elle correspond et répond aux exigences culturelles de la société traditionnelle qui trouvait dans les entrailles des poulets plus d’idées justes que toutes les sciences sociales modernes.

 

Ces exigences culturelles, les voici : l’Africain pratique une économie de besoins quand le libéral de l’Ouest et le socialiste de l’Est pratiquent une économie de profits. Le premier opte pour une économie de liens sociaux quand les deux autres optent pour une économie de biens sociaux, d’où il dit : « j’échange » quand chacun des deux autres dit « je vends ». On peut mesurer dès lors l’abîme qui sépare le grégarisme africain du libéralisme occidental et du socialisme « oriental ». Le libéralisme a engendré le capitalisme privé et le socialisme a engendré le capitalisme d’Etat.

 

L’un et l’autre sont inhumains. En voici la démonstration : Le libéralisme reconnaîtla propriété privée et la liberté du commerce et de l’industrie ; il est parfaitement inconséquent en ce qu’il laisse naître et se développer dans la société tous les principes d’implosion et de déstabilisation constante de cette société, à l’image d’un individu qui se réjouirait d’attraper toutes les maladies sans chercher à aller chez le médecin de peur de n’être pas assez libéral pour les microbes ! Les deux pierres angulaires de l’économie libérale sont des pierres poreuses.

 

En effet, la propriété privée se justifie pleinement parce que tout homme donne plus facilement ses soins à ce qui lui est personnel, est stimulé à gérer attentivement son bien, est plus actif et imaginatif à travailler pour lui qu’à travailler pour autrui ; elle demeure néanmoins un danger pour la cohésion et l’interdépendance sociale. Personne n’a le droit de disposer d’une propriété privée qui prive les autres membres de la société de la jouissance de ce même droit : la propriété privée est illégitime quand, par son étendue et sa puissance, elle arrive à constituer une sorte d’Etat dans l’Etat.

 

La liberté du commerce et de l’industrie est à l’origine du capitalisme privé qui est la cause de la misère du plus grand nombre et de la division de la société en deux classes antagonistes. Depuis que l’ « homo urbanus » du Moyen Age est devenu, à la Renaissance, l’ « homo economicus » qui a transformé l’économie de besoins en économie de profits, dominée par la loi d’airain de l’offre et de la demande, depuis que l’ « homo scientificus et technicus » s’est allié à cet « homo economicus » pour augmenter la production de biens et de services, celui-ci est devenu, dans un contexte de matérialisme effréné, de culte de l’argent, d’exaltation de l’homme riche, un abominable « homo corruptus », d’où l’inhumanité du capitalisme privé.

 

En effet, les deux mâchoires des tenailles par lesquelles les hommes peuvent arracher leur bien-être à la nature sont le capital et le travail. Capital et travail doivent logiquement s’unir pour la production des richesses. C’est d’ailleurs le travail qui est le véritable agent de cette production, car lui seul est actif, transformateur, tandis que le capital (argent, matières premières, machines, etc..), fruit d’ailleurs d’un précédent travail, bien que nécessaire au travail, n’a qu’un rôle d’instrument. Capital et travail sont donc solidaires par vocation et par destination.

 

La production ne peut être attribuée à l’un à l’exclusion de l’autre : l’entreprise, c’est le capital vivifié par le travail ! Par conséquent, c’est injustement que le capitaliste s’approprie le bénéfice de l’entreprise. Cette appropriation du bénéfice ne peut se justifier :

 par le fait que le capitaliste est le propriétaire de l’usine qu’il a achetée de sa poche, car, sans le travail de l’ouvrier, son usine se rouillerait au soleil et son argent déboursé pour acquérir l’usine lui est restitué intégralement par l’amortissement ;

 par le versement d’un salaire à l’ouvrier, car, le salaire, qui est le prix payé pour utiliser la force de travail de l’ouvrier, est une dépense au même titre que celles faites pour le loyer des locaux, l’eau, l’électricité, le téléphone, etc..

 

Or, toutes ces dépenses sont comptabilisées pour établir le prix de vente du produit de l’entreprise en vue de dégager le bénéfice. Ce bénéfice étant la différence entre le prix de vente du produit et le montant global des dépenses engagées pour le faire, le salaire ne traduit pas la participation de l’ouvrier à l’enrichissement apporté par son travail au capitaliste !

 

 par le risque de faillite que le capitaliste encourt, car, en cas de faillite, le capitaliste perd seulement une occasion de s’enrichir tandis que l’ouvrier perd le moyen de gagner sa vie.

 

Au total, le capitalisme privé est un crime contre la justice sociale, c’est-à-dire la justice due à la société ! Transposé au Burkina Faso, le capitalisme privé est un vol crapuleux : le capitaliste importe ses moyens de production hors douanes et ne paie pas d’impôts à l’Etat pendant cinq ans au terme desquels, il menace de fermer sa boutique ou de délocaliser pour refuser de se soumettre au régime de droit commun ! Adopter par conséquent le capitalisme privé, c’est enrichir les possédants, déposséder les pauvres et pis ! introduire dans notre société des classes antagonistes qui répugnent à l’âme africaine.

 

Le socialisme ne reconnaît que la propriété collective et institue le capitalisme d’Etat. La suppression de la propriété privée est insensée parce que contre-nature. « Toute propriété individuelle étant abolie, il n’y a de possesseur de droit que l’Etat. Ce mode de possession, s’il est volontaire, est celui du moine astreint par ses vœux à la pauvreté comme à l’obéissance ; s’il n’est pas volontaire, c’est celui de l’esclave, là où rien ne modifie la rigueur de sa condition. » Le mot est de Lamennais.

 

Le capitalisme d’Etat, à son tour, ne supprime pas le salariat ni les institutions oppressives du salariat : c’est le capitalisme privé sans le nom, les capitalistes privés étant la nomenklatura du Parti - Etat. L’ouvrier est alors plus exploité que sous le capitalisme privé : selon Lénine, « la fabrique exige que l’ouvrier fasse un sacrifice total de volonté ; elle instaure une stricte discipline, oblige l’ouvrier à commencer et à quitter le travail à la sonnerie, s’arroge le droit de le punir et lui inflige une amende ou retenue sur son salaire pour toute infraction au règlement. L’ouvrier devient le rouage d’un énorme mécanisme : il doit être aussi docile, soumis, privé de volonté qu’une machine ».

 

On le voit bien : le capitalisme d’Etat ne résout pas l’antagonisme entre le capital et le travail créé par le capitalisme privé. Ces deux modèles de développement, transposés mécaniquement au Burkina Faso, entraînent la diarrhée ou la constipation économique. C’est pourquoi, il nous faut un modèle économique propre, en rapport de conformité avec notre vision de la vie en communauté humaine, c’est-à-dire notre grégarisme.

 

Le grégarisme africain se traduit au plan économique par l’existence d’une propriété privée (champ et élevage personnels), visant la satisfaction des besoins secondaires ou superflus de l’individu, et d’une propriété collective (champ et troupeau collectifs), visant la satisfaction des besoins vitaux de tous les membres du groupe, de telle sorte que chacun, tout en se prenant en charge, était aidé du berceau au tombeau par tous.

 

Appliqué à l’économie moderne, le grégarisme plaide pour que l’industrie, facteur de valorisation de nos potentialités et pourvoyeuse d’emplois, devienne une propriété collective : les entreprises industrielles dépassant la maîtrise individuelle ou familiale devront appartenir aux citoyens productifs au moyen de l’actionnariat populaire obligatoire (l’action étant portée à 1.000 F par personne).

 

Du coup, plus d’endettement extérieur pour financer l’économie, plus d’accaparement des richesses nationales par une minorité (actuellement, 50 % des richesses du Burkina se trouvent entre les mains de 15 % de la population !), plus de main mise des puissances étrangères sur notre tissu économique et, surtout, plus d’antagonisme entre le capital et le travail puisque le peuple devient propriétaire et du capital et du travail ! Par ailleurs, les effets pervers de la mondialisation sont amenuisés puisque le peuple capitaliste sera porté à consommer les produits de ses usines dans l’attente d’une grosse dividende.

 

Inutile de tergiverser sur la faisabilité de ce modèle de développement : les caisses populaires participent de cette économie sociale ! Les Sénégalais ont cotisé pour 555 millions de francs pour combattre le palu ! Les Burkinabé ont souscrit pour plus de 1.800.000.000 pour récolter la honte à la CAN de Tunis !

 

Il faut nous résumer : la liberté sans la solidarité est une âme sans corps ; la solidarité sans la liberté est un corps sans âme. Entre le libéralisme et le socialisme, entre le capitalisme privé et le capitalisme d’Etat, il y a le grégarisme africain et son capitalisme populaire. « L’Afrique veut une économie populaire » et c’est un Occidental avisé qui le dit (cf. Philippe EngelHard, L’Afrique, miroir du monde ? Arléa, Paris, 1998). La voie originale de développement de l’OBU est donc le capitalisme populaire, équidistant du capitalisme d’Etat et du capitalisme privé.

 

"Les réformes indispensables

 

Ces réformes figurent dans le programme de gouvernement de l’OBU publié depuis le 5 août 2004. Elles s’articulent autour de quatre axes :

 

1- Défendre et promouvoir nos valeurs culturelles.

 

Il s’agira de protéger la cellule familiale en voie de destructuration, de sauvegarder nos bonnes mœurs, de protéger l’enfance, de moderniser le statut de la femme, de promouvoir les arts et les lettres, de revaloriser la chefferie coutumière.

 

2- Changer le cadre de vie des Burkinabé.

 

Il s’agira de garantir les droits des travailleurs, d’organiser la paysannerie, d’assurer la santé pour tous les Burkinabé, la sécurité pour tous, l’éducation pour tous sans déperditions ni chômage des intellectuels, la sécurité des transports, de créer un urbanisme, un habitat et une voirie adaptés à nos mœurs et mode de vie, de créer un environnement sain, de développer les sports et les loisirs.

 

3- Restaurer les institutions publiques.

 

Il s’agira de mieux réglementer les activités, droits et libertés des individus dans le sens du plein épanouissement des acteurs et sujets de droit, de rétablir le sens du service public, d’instituer une fonction publique plus opérationnelle et plus motivante pour les agents méritants, de réglementer plus restrictivement la création des partis politiques et de lutter contre le nomadisme politique des élus, d’instaurer une démocratie gouvernante et une décentralisation plus poussée, de veiller à asseoir un gouvernement d’hommes propres et compétents, un parlement actif et pas budgétivore, une justice juste, égalitaire et accélérée, une police et une armée élitistes et motivées.

 

4- Refondre l’économie.

 

Il s’agira de mettre en œuvre une nouvelle politique agricole, industrielle, artisanale et commerciale en rapport avec le grégarisme. Toutes les réformes susmentionnées sont assorties de leurs sources de financement.

 

Comme stratégie de développement, l’agriculture est retenue comme la locomotive du processus de développement. Le Burkinabé peut faire tout pousser sur son sol (arachide, ananas, café, cacao, banane, haricot vert, etc.. etc..), en toute saison, pourvu qu’il y ait l’eau. Et comme la pluie ne veut pas venir vers nous, nous irons vers la pluie en couvrant le pays de barrages : 8.000 villages, 8.000 barrages autour desquels on installera les jeunes ruraux par communauté de production agropastorale de 10 à 15 membres, leurs moyens de production (tracteurs, motos pompes, etc..) étant pré financés par l’Etat.

 

C’est cette production agropastorale qui génèrera l’industrie agroalimentaire et dont le surplus de production sera écoulé au moyen d’une flotte commerciale de deux à trois bateaux cargos acquis par l’actionnariat populaire, étant entendu que notre enclavement ne nous empêche pas de posséder une telle flotte.

 

Frères et sœurs, il faut conclure et j’ai deux mots à vous dire. Le premier est de vous assurer que le candidat de l’OBU à la présidentielle de 2005 est d’une droiture morale et intellectuelle qu’un quart de siècle de vie publique n’a jamais démentie. Libre à mes Philistins et à tous les chercheurs de prime de tenter d’entasser sur mon honneur, ma réputation et ma renommée des monts d’ordures et d’immondices : jamais ils ne les élèveront au-dessus de mon mépris ! On m’en veut parce que je suis un homme politique d’idéal et de caractère et un tel homme ne peut que déranger et déplaire, d’où il faut le désarmer et l’abattre politiquement. Non ! Blaise n’a pas cherché à corrompre les responsables de l’OBU qui n’ont pas pensé à se mettre à la table présidentielle !

 

Les médias peuvent se paître de la chair des vertus et des vérités qu’on veut assassiner, l’avenir jugera les pies et les impies. Depuis toujours d’ailleurs, on méprise la vertu quand elle vit ; on la loue quand elle est morte. Mais c’est à vous, et à vous seul, de distinguer entre la vérité et le mensonge, l’honnêteté et l’intrigue. En cela, je m’abandonne au peuple burkinabé dans son jugement avec pleine confiance.

 

Mon second mot est d’inviter tout le peuple burkinabé à croire aux capacités de l’OBU à éviter à notre pays l’accident final. Contre l’accélération de la pauvreté, contre le développement du sous-développement dans notre pays, l’OBU a un missile fatal qui est son programme de gouvernement à nul autre pareil : elle demande trois ans pour mettre fin à la misère du plus grand nombre et deux ans pour fonder le développement durable.

 

Frères et sœurs, le Burkina Faso est dans la situation du pays que guettent simultanément deux crises : une crise sociale tragique s’il ne fait rien pour changer son système économique et une crise politique s’il fait quelque chose. L’OBU préfère la crise politique passagère dont la résolution ouvrira une ère nouvelle au pays des hommes intègres. A vous de vouloir le changement réel, le changement des idées et non le simple changement des hommes.

 

A vous de décider d’offrir à nos enfants un pays où il fait bon vivre. Vous le pouvez : les colossales pyramides d’Egypte, les cathédrales gothiques de l’Europe occidentale, la muraille de Chine ont été élevées par des populations dont le dénuement était égal au nôtre ! Plus près de nous, la Suède a rattrapé un retard de 350 ans sur l’Europe continentale et Singapour a mis 25 ans pour avoir un niveau de vie une fois et demi supérieur à celui de la France.

 

Frères et sœurs, allez en paix ! Faites tout pour que l’OBU triomphe. Dites autour de vous qu’on veut assassiner la vérité, la droiture et l’innovation dont l’OBU est porteuse. Dites autour de vous que le temps est venu de choisir entre l’ « au jour le jour » et le « toujours ». Et dans cette œuvre de reconstruction, malheur à celui qui rit ou qui dort quand son pays brûle !

 

Vive le Burkina Faso !

 

Vive l’OBU !

 

Je vous remercie.

 

Laurent Kilachu BADO

 

Ouagadougou, le 3 juillet 2005

 

Le Pays

Publié dans Droit de réponses

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